« Il ne me désire plus, il ne m’aime plus », « elle ne comprend pas que même si je n’ai pas envie, je l’aime quand même »… La baisse de l’attirance physique pour son partenaire : voici le plus grand tabou, à l’heure actuelle, en matière de sexualité. Et le problème sexuel le plus fréquemment rencontré par les couples. Tel est le résultat d’une enquête Ifop « Les Français, le désir, et les cinq sens ». Loin devant les problèmes érectiles, d’éjaculation précoce ou de simulation d’orgasme, la diminution du désir est considérée comme le trouble majeur de la sexualité, pour près d’une personne sur deux.
Pas facile de parler de ses problèmes sexuels à autrui, à commencer par son partenaire. Comment évoquer les difficultés rencontrées sans froisser, frustrer l’autre ? « Il n’y a pas de recette, mais face à des sujets difficiles, la bonne attitude est déjà d’éviter les règlements de comptes du type : ‘c’était nul’, avance Sylvain Mimoun. Mieux vaut expliquer : ‘je prends plus de plaisir comme ceci ou quand tu fais cela, à l’occasion d’une discussion générale hors du rapport sexuel. » Et ainsi ouvrir la voie au changement.
« Vivre son couple, la sexualité, en parler tout simplement ! » : c’est le nom de la campagne d’information et de sensibilisation sur les troubles de la sexualité qui sera lancée le 19 octobre prochain. Objectif : aller à la rencontre du public avec un camion qui va sillonner la France jusqu’au 31 octobre. A son bord, des psychologues et des sexologues de l’ADIRS (association pour le développement et d’information et de la recherche sur la sexualité). Une bonne occasion selon Sylvain Mimoun de "banaliser le discours sur la sexualité entre les partenaires".
Source : http://www.psychologies.com/
